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"Witchy" : le tour de magie de Kaytranada et Childish Gambino

Extrait du clip "Witchy" (© Youtube)

En ce début d’automne pluvieux,  Kaytranada, accompagné de l’hypnotisant Childish Gambino, a mis la versatilité à l’honneur avec son clip éclectique « Witchy » (« sorcière » en français), extrait de son dernier album Timeless. 


Un studio en proie à la magie 


La recette est en apparence assez simple et minimaliste : une petite salle d’enregistrement rétro avec Kaytranada aux platines et Childish en performeur. La studio de musique étant un thème assez repris dans les clips musicaux (« Apologize » One Republic, ft Timbaland, « When We Were Young », d’Adele, etc.), on s’attend donc à 3 minutes de huis-clos en chanson.   


Sauf que dans « Witchy », cette salle d’enregistrement s’élargit au rythme de l ‘ « hip-tronic » du Dj canadien. Ce qui apparaît au départ comme un simple miroir, révèle  différentes pièces closes, parfois jonchées d’une boule de cristal au centre dans laquelle apparait le visage des deux artistes.


Des personnages intrigants se succèdent les uns après les autres :  un chat laisse place à une danseuse à la gestuelle ensorcelante, quasi métamorphe, et un danseur aux bras désarticulés. Un corps de ballerines est suivi d’un personnage tout droit sorti d’une fantasy magique qui tente de nous jeter un sort avec son doigt enflammée ou son pendentif mystique. Autant d’éléments qui viennent s’ajouter au narratif « witchy » de ce clip réalisé par Bethany Vargas. 




Le corps de ballet en pleine tourmente (© Youtube)



Quand les danses contraires se rencontrent 


On connaissait le flow unique de la star d’« Atlanta, » mais moins celui du natif d’Haïti. Avec une synchronisation presque naturelle, les deux protagonistes nous ont offert une routine bien groovy comme on les aime. Se laissant emporté par les jeux de jambes, le duo semble presque avoir oublié la tentation magique qui prend place derrière le miroir du studio. 


Ces quelques huit-temps inattendus viennent s’ajouter au pêle-mêle de styles de danses présents dans le clip : classique, flex, street jazz . Avec leur technique propre et des prises de vue qui leur font honneur (plan moyen/rapproché, plongée/contre-plongée), chacun de ces styles, performés par des danseurs.ses talentueux.ses, vient apporter sa pièce à un puzzle musical et visuel qu’on ne demande qu’à revoir. 


Peut-être le prémisse d’un futur « Kaytrambino » ?





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